A propos

Le site

Lieu : Alpes-Maritimes, Vallée de la Tinée, Commune de Roure

Coordonnées GPS : 44°6’ latitude Nord – 7°5’ longitude Est

Superficie : 17 hectares

Exposition : A l’adret (versant ensoleillé).

L’Arboretum est longé par le GR5 (Chemin de Grande Randonnée Européen partant de Hollande et arrivant en France, à Nice).

Climat : Véritable carrefour biogéographique, l’ouverture vers la mer offre un microclimat permettant l’introduction et l’évolution d’espèces méridionales

Altitude : 1200 à 1722 m (étage montagnard).

Géologie : Pélites lie-de-vin datant du Permien (260 millions d’années).

La couleur « violette » de ces pélites provient de sa forte teneur en oxyde de fer.

Sol : Acidité PH 5.70

Le village

Médiéval de Roure

Vers 1067, dénommé Rora (qui veut dire chêne), Roure, ayant appartenu aux Grimaldi, est un village « tout violet » de la terre aux toits de lauzes des maisons. Ces dernières s’étirent en cirque face à la vallée de la Tinée et laissent découvrir une église baroque. Un peu plus haut existe une petite chapelle abritant la fresque dite du « péché de chair », peinte par Andréa de Cella en 1510. Une curieuse machinerie au cœur du village reliait Roure à St Sauveur elle évoque une compression d’Arman ou « les temps modernes » de Charlie Chaplin.

Les données écologiques

Les Alpes-Maritimes : seule région d’Europe à posséder tous les étages de végétation depuis les plus méditerranéens aux plus alpins. Rappelons que les Alpes-Maritimes s’étendent des bords de la Méditerranée jusqu’aux sommets du Massif de l’Argentera-Mercantour qui dépasse 3000 mètres d’altitude. D’où la richesse de sa végétation qui varie en fonction des divers facteurs écologiques.

Étage thermoméditerranéen (0 à 200 m environ) : localisé sur le littoral mais fragmentaire ici : avec le Caroubier, l’Olivier sauvage ou Oléastre, le Palmier nain, le Myrte, le Lentisque, l’Euphorbe arborescente, le Pin d’Alep, le Chêne vert.

Étage mésoméditerranéen (0 ou 200 jusqu’à 600 m environ) : avec le Chêne vert, le Chêne pubescent, le Pin d’Alep, le Pin mésogéen ou Pin maritime, le Pin parasol, le Chêne liège, le Genévrier de Phénicie, le Genévrier oxycèdre ou Cade, le Romarin, le Thym vulgaire, la Lavande à larges feuilles ou Grande Lavande ou Aspic, le Lentisque, le Myrte, le Calicotome épineux, le Filaria à feuilles étroites, le Genêt d’Espagne ou Spartium à tiges de Jonc.

Étage supraméditerranéen = étage collinéen de type subméditerranéen (600 à 1100-1200 m environ) : avec le Chêne pubescent, l’Ostrya à feuilles de Charme ou Charme-houblon, le Frêne à fleurs ou Orne, le Chêne chevelu, le Pin sylvestre, le Châtaignier, le Genévrier commun, le Genêt cendré, le Buis, la Lavande officinale ou Lavande vraie. N.B. À côté de cet étage collinéen de type subméditerranéen qui occupe une très large part de cet espace altitudinal surmontant l’étage mésoméditerranéen, il existe encore dans les Alpes Maritimes un étage collinéen de type médioeuropéen.

Étage collinéen de type médioeuropéen : avec le Chêne sessile, le Bouleau blanc, le Charme, le Noisetier ou Coudrier.

Étage montagnard (1100-1200 à 1600-1700 m environ) : avec le Sapin blanc, le Hêtre, l’Épicéa élevé, le Pin sylvestre, le Noisetier ou Coudrier, le Pin à crochets, le Mélèze d’Europe (ces deux derniers étant surtout subalpins), des Genévriers : Genévrier commun, Genévrier thurifère, Genévrier Sabine, le Cytise hérissé.

Étage subalpin (1600-1700 à 2300-2400 m environ) : avec le Mélèze d’Europe, le Pin cembro ou Arole, le Pin à crochets, le Pin mugho ou Pin nain, l’Épicéa élevé, le Rhododendron ferrugineux, le Genévrier nain, les Airelles : Airelle des marais, Airelle myrtille, le Raisin d’ours ou Busserole.

Étage alpin (2300-2400 à 3000 m environ) : avec en particulier les pelouses alpines qui s’étendent au-dessus de la limite supérieure de la végétation arborescente. Il faut souligner que les activités anthropozoogènes (actions de l’Homme et des animaux domestiques) ont abaissé considérablement la limite supérieure potentielle de la forêt et, donc, que beaucoup de pelouses de haute altitude ont ainsi une origine anthropique.

Étage nival (au-dessus de 3000 m environ) : avec une végétation qui, en raison de l’augmentation de l’altitude et du manque de sol, devient de plus en plus clairsemée, de plus en plus pauvre en plantes vasculaires mais qui, grâce aux seuls lichens, peut cependant atteindre les plus hauts sommets.

Extrait simplifié tiré de la brochure disponible à l’Arboretum et intitulée : « À la découverte de l’Arboretum d’altitude Marcel Kroenlein de Roure » (Alpes du Sud – France), Par Henri SANDOZ, Président du Comité Scientifique de l’Arboretum d’altitude Marcel Kroenlein de Roure (Deuxième édition, 2014).  

Les missions

La sensibilisation à la préservation de l’environnement et la protection du patrimoine arboré d’altitude des Alpes-Maritimes.

La formation au métier du jardin.

Une meilleure connaissance géographique des

Alpes-maritimes

L’enseignement à l’expression artistique.

Une action solidaire, l’insertion par la transmission du savoir, destinée aux personnes en difficulté sociale et professionnelle.

L’histoire de l’Arboretum

1987 : Madame Michèle Ramin, future présidente, rencontre Marcel Kroenlein, à l’époque, directeur du jardin exotique de Monaco. Elle lui fait part de son désir de mettre en valeur les richesses naturelles de la région. Le grand botaniste lui suggère alors de créer un arboretum !


1988 : L’aventure commence, gérée par une association loi 1901 et les premiers arbres sont plantés sur une pelouse alpine originelle.


1989 : Des artistes de renom tels que, Arman, Cesar, Folon, Jean Marais et Ousmane Sow ont fortement soutenu en leur temps l’Arboretum. Ils seront suivis de beaucoup d’autres dont Slobodan, Ernest Pignon Ernest, Valerio Adami, Nicolas Lavarenne …


1998 : Création d’un comité scientifique présidé par le Dr Henri Sandoz


2001 : Création et installation d’une table de lecture du paysage


2002 : Ouverture des Librairie et Bibliothèque de l’Arboretum


2003 : Rencontre avec Denis Gibelin Président du groupe « no-made ». Première exposition « no-made »


2005 : Création du Parcours ornithologique à partir des oiseaux recensés sur le site et sculptés grandeur nature par M. Belaud.


2008 : Création de la Pépinière d’Etudes.


2010 : Obtention du Label : « jardin remarquable », l’arboretum est inscrit au patrimoine national du Ministère de la Culture.


2012 : Obtention de 10 hectares supplémentaires pour atteindre l’étage montagnard 1722 m.


2013 : Obtention du Label Tourisme Handi


2018 : 30 ans du 1er arbre planté. 30 ans de présidence de Michèle Ramin, co-fondatrice qui transmet à Jean Mus nouveau Président élu, l’arboretum Marcel Kroenlein.

2018 : Obtention du Label Qualité Tourisme

2019 : Les 30 ans de l’association loi 1901