Fleurs

L’Arboretum de Roure protège les fleurs de nos montagnes ; d’une part, celles qui poussent spontanément sur la pelouse alpine, d’autre part, quelques espèces rares ou en voie de disparition dont, notamment, une collection de rosiers sauvages.


Il est important de ne pas cueillir les fleurs protégées de l’Arboretum.


Depuis plusieurs années, l’Arboretum a entrepris un grand recensement pour connaître toute la richesse du patrimoine floristique du site et des environs. Ainsi, l’Oseille des brebis, la Canche flexueuse ou la Flouve odorante affectionnent les sols acides et côtoient des espèces qui apprécient les sols calcaires, telles que les Arabettes tourette ou les Thyms vulgaires et serpolet.

La Flore spontanée

Viola valderia Allioni

Sur une pelouse alpestre regroupant des centaines d’espèces de plantes et de fleurs, au milieu de toutes les autres, la Viola valderia Allioni est longtemps passée inaperçue. C’est pourtant une espèce rare et endémique des Alpes-Maritimes. Pour préserver la Viola valderia et quelques autres, l’Arboretum Marcel KROENLEIN leur a consacré une partie de son site.


Sachez que la Violette des Alpes de Valdieri et la Rose de France sont des espèces protégées. Ne les cueillez pas !

La Flore introduite

La collection des Rosa Rosa, Rosa, Rosam …

L’une des particularités de l’Arboretum Marcel Kroenlein est d’avoir pour la première fois en France rassemblé le patrimoine des Rosiers sauvages des Alpes maritimes, en créant l’Aire aux Rosa, ce qui lui a valu le Prix Henry Ford Environnement pour la France.

De tout temps la rose a été appréciée, vénérée, cultivée, utilisée pour ses propriétés médicinales, peinte, sculptée, brodée … notamment dans ces deux berceaux d’origine que sont la Chine et les pays de la Méditerranée.

Les Rosa sont apparues sur la terre il y a 40 à 60 millions d’années et ont traversé les siècles en étant plus connues sous le nom d’églantiers. C’est grâce à ces rosiers sauvages et à une savante hybridation que naissent les belles roses de nos jardins.

Les succulentes

Ces petites plantes « grasses »

Elles jaillissent de nos sentiers de montagnes et de nos rocailles possèdent autant de noms que d’histoires, réelles ou imaginaires.

Les joubarbes, sont classées parmi les « succulentes » car elles sont gorgées de sucs. Dès l’antiquité, on prêtait à cette plante le pouvoir de détourner la foudre, d’où son nom latin « jovibarba » qui signifie « barbe de Jupiter« .

Pour les scientifiques, ce sont des « sempervivum« ; de semper (toujours) et vivum (vivant). Mais pour les enfants, elles restent de « petits artichauts », voire même de « petits choux »…